ARCHE
ARCHE
Parcours.
- étymologie ;
Philosophie : informations et réflexions autour du mot grec : arché :
De arkkaios, en grec, qui veut dire ancien
D’où des dérivations vers : origine, cause, principe, fondement …
On le retrouve dans archaïsme, archétype, archéologie…
Foucault l’emploie dans l’ « archéologie du savoir »
L’archéologie est une science humaine dont les méthodes s’appliquent dans le défrichage de nombreux problèmes philosophiques.
- Impossible d’éviter ici le problème de la poule et de l’œuf. Qui est premier ?
On ne s’en sort pas à moins de présupposer un créateur tout puissant qui a créé un premier couple : coq / poule. (comme le font Descartes et Voltaire, avec le Grand Horloger)
Donc, une exigence logique.
DEFINITION.
Dans Wikipédia c’st complet et suffisant.
« L'archéologie est une discipline scientifique dont l'objectif est d’étudier l'Homme depuis la Préhistoire jusqu’à l'époque contemporaine à travers sa technique grâce à l'ensemble des vestiges matériels ayant subsisté et qu’il est parfois nécessaire de mettre au jour (outils, ossements, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, empreintes, traces, peintures, bâtiments, infrastructures, etc.). »
METHODE
comme dans un encart publicitaire ou un encadré dans un livre ; il apporte une information sans rompre le déroulement du raisonnement.
Exemple : ne pas oublier les objectifs de notre travail.
- Sources thématiques : en philosophie, en histoire, en sciences, sur l’actualité ...
- Apprendre à philosopher (recommandation de Kant)
- Enchaîner les opérations de production d’écrits personnels : lire / écrire / raisonner / argumenter.
Mise en application dans ces différents domaines sur le terme choisi : archè.
Donc une double préoccupation constante :
- informations et réflexions.
- applications et exercices.
Un exemple proposé par Aristote
Une idée (hypothèse).
Au départ de la réflexion philosophique : , interrogations et étonnement.
En quelques lignes, Aristote marque bien cet « archè ». :
« Ce fut l'étonnement qui poussa les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, ce furent les difficultés les plus apparentes qui les frappèrent, puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils cherchèrent à résoudre des problèmes plus importants, tels les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des étoiles, enfin la genèse de l'univers. »
On amorce ici la galerie des thèmes abordés par les Présocratiques et repris par Socrate et par lui.
Autre exemple : études archéologiques.
Vestiges.
Les mégalithes dressés en plusieurs endroits du monde marquent ce souci, de Stonehenge, aux temples égyptiens et plus récemment aux vestiges de Mayas, sans oublier Carnac et le tumulus de Bougon en France.
Ces recherches et ces travaux gigantesques incluaient des préoccupations utilitaires. Les entailles el lucarnes percées dans la pierre indiquaient le passage des rayons du soleil aux solstices qui fournissait ainsi la période favorable des semailles et, pour la chasse, la migration des animaux. Avec, en plus la religion et le culte des morts, lointain et constant. Rituels collectifs pratiqués dans des grottes transformées en églises ou en cathédrales.
Autre idée directrice, complémentaire de l’étonnement : le questionnement.
À la naissance de toute philosophie (ou théosophie), se trouvent quelques grandes questions que tout homme se pose au long de son existence et que les philosophes n’ont cessé de reprendre :
qui sommes-nous ?
d'où venons-nous ?
où allons-nous ?
quelle est notre destinée ou quel est notre destin ?
Elles sont reprises, avec précaution et modestie, par Kant dans l'introduction de la "Critique de la Raison pure".
Que pouvons-nous savoir ?
Que devons-nous faire ?
Que pouvons-nous espérer ?
Ces interrogations concernent, dès l’origine, 4 domaines d’étude ;
- la physique (« phusis », en grec)
- la Raison, la rationalité, l’épistémologie,
- l’éthique et la métaphysique (pouvant inclure la théologie)
- la politique. (la Cité)
Ces points de vue permettent de classer les très nombreuses informations concernant les Présocratiques (voir plus loin).
Autre guide, Kant n’oublie pas ce qu’il doit à ses prédécesseurs mais doit assurer sa propre thèse.
Dans la préface de la seconde édition (1787), il exprime ainsi son point de départ.
« Comment trouver la voie sûre de la science ? …
Quand, après avoir fait beaucoup de dispositions et de préparatifs, aussitôt qu’on arrive au but, on tombe dans l’embarras, ou que, pour l’atteindre, on doit, plusieurs fois, retourner en arrière et prendre une autre route. »
On sent l’influence de Descartes avec l’accent porté sur la « méthode » dans toute sa complication. Point commun entre ces deux auteurs.
La base première des réflexions sur l’archè est principalement fournie par les Présocratiques même si Socrate éclipse un peu ses devanciers dans l’opinion publique.
- Sources :
- article Wikipédia et 2 livres :
- Challaye qui les appelle les « antisocratiques »,
- Dumont : « les écoles présocratiques » (950 pages)
Dans son introduction, page 11, cet auteur reprécise bien notre présent projet d’étude.
« ... la question des origines, celles du ciel et celles du monde compte pour l'historien : l'histoire pose la question de savoir d'où sont nées la spéculation et les interrogations philosophiques elles-mêmes. »
Présocratiques.
Informations principalement tirées de l’article Wikipédia du même nom (à lire).
Noter que le développement est fondé sur les contenus avec les avantages et les inconvénients de l’emploi de cette technique.
« Lieux, et dates : 2 grandes orientations :
L'Ionie, ancienne région de l'Asie Mineure et la partie centrale de la Grande-Grèce dans l'Antiquité.
Les présocratiques sont des philosophes qui, dans la Grèce antique, ont participé aux origines de la philosophie et ont vécu du milieu du VIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IVe siècle av. J.-C., c'est-à-dire pour la plupart avant Socrate (470-399 av. J.-C.).
Certains penseurs considérés comme présocratiques étaient toutefois contemporains de Socrate, comme les atomistes et certains sophistes.
On peut les classer selon leur origine géographique et leurs préoccupations philosophiques dominantes. (détails plus loin)
- d'une part, les Ioniens (Thalès, Anaximandre et Héraclite notamment) vivaient dans les villes florissantes sur les côtes de l'actuelle Turquie, comme Milet et Éphèse, îles comprises,
- ils se consacraient surtout à l'étude des principes de la nature ; la « physis » qui donnera « physique ». ce qu’on appellera plus tard « philosophie - puis sciences - de la nature » (astronomie, origine et reproduction de la vie, etc.
- d'autre part, les Italiques, c'est-à-dire les et les Eléates (Parménide, Zénon d'Élée), vivaient dans ce qu'on appelle la Grande-Grèce, c'est-à-dire le sud de l'actuelle Italie et la Sicile,
- ils se tournaient plutôt vers la spéculation la métaphysique.
- Ø L’exigence nouvelle et principale était la recherche de la rationalité (en grec : logos, qui veut dire « parole » et « Raison ») ce qu’on appelle, avec Périclès, la naissance de la démocratie athénienne et l’érection de l’Acropole, « le miracle grec ».
- Ø En cela, cette nouvelle tendance s’opposait à une tradition de pensée fondée sur les légendes et les fables (muthos) de la mythologie, comme celles qu'on trouve chez Homère et Hésiode.
- Ø Certains Présocratiques ont proposé, en outre, des réflexions d'ordre moral, politique ou métaphysique, avec des résultats plus ou moins heureux : Platon dans l’action politique, Aristote dans le préceptorat d’Alexandre le Grand, Socrate dans l’éducation du peuple, avec la ciguë à la clé.
Les plus célèbres furent , chronologiquement, Thalès, Anaximandre, Pythagore, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Empédocle, Zénon et Démocrite.
Il ne reste que peu de traces de leurs œuvres et donc une difficulté pour comprendre leur position, sauf par quelques concepts clés (voir plus loin).
Ceux-ci se retrouvent comme sujets d’étude tout au long de l’histoire de la philosophie. (voir l’article sur le « Mouvement des idées »)
Citation Wikipédia. « Platon développe lui-même des théories sur la formation de l'univers ou la vie de l'âme après la mort qui sont notoirement influencées par l'école de Pythagore3, et il évoque plusieurs fois la pensée d'Héraclite (dont il hérite sa conception du mobilisme de la matière) et celle de Parménide (dont la théorie sur la stabilité de l'être a pu influencer sa théorie des « formes »), ce dernier étant l'éponyme de l'un de ses dialogues de maturité4.
Quant à Aristote, il emprunte aux présocratiques sa théorie des quatre éléments, et sa conception de l'Être est dans une large mesure une réponse (notamment par le biais de Platon) aux thèses de Parménide5.
Dans la tradition philosophique moderne, Hegel6, Nietzsche7, Heidegger8, Bachelard9, et plus récemment Castoriadis10 et Marcel Conche, figurent parmi les plus grands commentateurs des Présocratiques, et s'en sont profondément inspirés.”
Dans la tradition littéraire, leur influence est perceptible chez Friedrich Hölderlin (La Mort d'Empédocle), Paul Valéry (Le cimetière marin, sur Zénon d'Élée), René Char (Fureur et mystère, sur Héraclite), Milan Kundera (prologue de L'insoutenable légèreté de l'être, sur Parménide). »
Les présocratiques ont en commun.
Généralités.
2 domaines.
- Ø les études physiques (écoles ioniennes),
- Ø pour une autre partie la spéculation métaphysique sur l'être et le mouvement (écoles d'Italie),
Innovations théoriques majeures.
En général des savants polyvalents, ils s’intéressent à l'étude de la nature (phusis).
Ils concevaient leur démarche intellectuelle comme une enquête, Historia, cherchant à comprendre l'origine et le déroulement de la nature en tant que processus (phusis).
Ce phénomène majeur a été thématisé par certains historiens1 comme le passage de la civilisation du muthos (la fable) au logos (la raison), c'est-à-dire des mythes à la science ;
A cette époque aussi naissent l'histoire-géographie avec Hérodote, l'urbanisme avec Hippodamos (tous deux du ~ Ve s.) et d'autres disciplines.
« Le phénomène se poursuivra dans les siècles suivants avec l'apparition de la philosophie académique (Platon, Aristote) de la médecine (Hippocrate), la physique des fluides (Archimède, ~ IIIe s.), etc. On notera cependant que la science présocratique est typiquement spéculative et non expérimentale.
Plusieurs traités “Sur la nature” (Peri phuseôs) étaient des cosmogonies rédigées pour la plupart en vers, ce qui montre que beaucoup restaient encore fidèles à la tradition poétique. »
Par les fragments et les citations qui nous sont parvenus, on sait que dans ces traités sur la nature, les Ioniens cherchaient un principe (en grec, « archè ») pour expliquer
2 orientations :
pour Thalès, ce sera l'eau ;
pour Anaximène, l'air ;
pour Héraclite, le feu ;
pour Empédocle, les quatre éléments se combinant entre eux ;
pour Leucippe les atomes et le vide.
Le premier fondement recherché se trouve donc dans les éléments premiers de la matière.
Ensuite, ce furent plutôt des concepts qu’on retrouve tout au long de l’histoire de la philosophie. (Rappel : encart, plus haut)
pour Anaximandre, le principe est l'infini ;
pour Pythagore, c'est le nombre ;
pour Anaxagore, l'esprit.
De plus, la physique ionienne, et à sa suite l'atomisme, rendent compte du changement et du mouvement dans la nature
par l'opposition de certaines qualités au sein cette substance primordiale, comme :
le chaud et le froid,
le sec et l'humide,
le dense et le rare,
l'amour et la haine,
le semblable et le dissemblable, etc.
L’accent est porté, pour longtemps,
- sur la nature de l'être.
Pour Héraclite c'est la mobilité qui caractérise l'univers, car toutes choses ne cessent de se renverser dans leur contraire (mobilisme).
Parménide et les Éléates affirment au contraire que l'être est immobile, absolument identique à lui-même, parce qu'ils refusent l'existence du non-être.
- sur le nombre.
Quant à l'École pythagoricienne, s'appuyant sur l'idée que le cosmos obéit à des harmonies numériques, elle cherche à percer les mystères de la nature par l'étude des nombres et sera aussi à l'origine de la musicologie.
Entraînement : titre de cette catégorie.
2° partie : applications et exercices.
Rappel :
3 objectifs : cf. l’encart plus haut
Acquérir des connaissances philosophiques.
Apprendre à philosopher.
Équivalent pratique de lire, étudier, disserter + vivre d'une certaine manière
= les grandes catégories de recherche qu'on trouve en lisant les œuvres philosophiques et scientifiques.
Pratiquement.
Cela permet d'établir des jalons historiques et des cadres épistémologiques pour rendre ce travail de mémorisation et de rappel efficace.
Avec jalons, cadres études méthodiques, fixer des nœuds sur des cordes comme jadis nos très anciens ancêtres pour compter et communiquer des connaissances.
Puis rapprochements, regroupements, relations, bifurcations, schémas, organigrammes …
Propositions de travaux :
Articles sur les blogs. 10 citations, schémas, bifurcations …
Lot d’une soixantaine de citations à placer sur un fichier Excel et à travailler de diverses manières : classements pratiques pour favoriser la mémorisation et les recherches, exercices de rédactions rapides personnelles (entraînement) ou en forme de dissertation sur un problème : exemple travail d’application sur l’article « flèche » ou « argumenter »
Comme tu le vois, je ne crois pas qu’il soit utile d’ajouter des articles sur les blogs. L’information ne manque pas ; elle est plutôt surabondante. Ce qu’il faut c’est mettre en pratique, appliquer, établir des relations t’entraîner à lire, réfléchir, raisonner, argumenter … et à rédiger des écrits « personnels ».
Commence à travailler sur cet article. Ce dossier sera complété progressivement.
Exemple. deux fichiers Excel de citations importables ou imprimables par copier/coller :
Cit-Philo21 et 22 : ils font le tour de la question : "qu'est-ce que la philosophie ?"Ils serviront à trois fins :
- comme guide au long de l'année en parallèle au programme officiel,
- comme moyen pratique de mémorisation,
- comme outil de révision en fin d'année.
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